Le licenciement pour motif personnel est une procédure encadrée par le Code du travail, qui permet à un employeur de mettre fin au contrat de travail d’un salarié pour des raisons liées à sa personne. Il peut être motivé par une faute, une insuffisance professionnelle, ou encore une inaptitude constatée par la médecine du travail.
Cependant, cette rupture ne peut être décidée de manière arbitraire. L’employeur doit impérativement respecter une procédure stricte sous peine de voir le licenciement jugé irrégulier ou sans cause réelle et sérieuse devant le Conseil de prud’hommes.
Cet article détaille les obligations légales de l’employeur, les étapes de la procédure, le calcul des indemnités et les recours possibles en cas de contestation.
Le Code du travail impose un cadre procédural précis que l’employeur doit suivre scrupuleusement sous peine de sanction.
Avant toute rupture du contrat de travail, l’employeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable. Cette convocation doit être écrite et envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.
La convocation doit mentionner :
En cas de licenciement disciplinaire (faute simple, faute grave ou faute lourde), l’entretien doit impérativement avoir lieu dans un délai de deux mois suivant la découverte des faits reprochés .
L’entretien préalable constitue une étape obligatoire permettant au salarié d’exposer ses arguments et de défendre sa position. Cet entretien ne peut pas se tenir moins de cinq jours ouvrables après la réception de la convocation.
Lors de l’entretien, l’employeur doit :
Si l’employeur décide de maintenir son projet de licenciement, il doit notifier sa décision par écrit au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception . Cette notification ne peut pas être envoyée moins de deux jours ouvrables après l’entretien préalable.
La lettre de licenciement doit impérativement préciser les motifs précis et vérifiables justifiant la rupture du contrat (Cass. soc., 29 juin 1999, n° 97-42.427). Une insuffisance de motivation peut entraîner la requalification du licenciement en abusif et ouvrir droit à des indemnités pour préjudice subi.
Depuis les ordonnances Macron de 2017 (ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017), l’employeur dispose d’un délai de 15 jours après l’envoi de la lettre pour compléter ou préciser les motifs du licenciement, à la demande du salarié.
Sauf en cas de faute grave ou de faute lourde, le salarié bénéficie d’un préavis avant la rupture définitive de son contrat.
La durée du préavis dépend de l’ancienneté du salarié :
L’employeur peut cependant dispenser le salarié d’effectuer son préavis, mais doit alors lui verser une indemnité compensatrice équivalente au salaire qu’il aurait perçu.
Le salarié licencié pour motif personnel (hors faute grave ou faute lourde) a droit à une indemnité légale de licenciement, calculée selon son ancienneté :
Les conventions collectives peuvent prévoir des indemnités plus favorables au salarié.
Si le licenciement pour motif personnel ne respecte pas la procédure légale, le salarié peut contester la rupture de son contrat devant le Conseil de prud’hommes. Le non-respect des règles prévues par le Code du travail peut entraîner des sanctions à l’encontre de l’employeur et ouvrir droit à des réparations pour le salarié lésé.
Le salarié peut agir sur plusieurs fondements :
Le salarié dispose d’un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement pour saisir le Conseil de prud’hommes. Toutefois, en cas de discrimination ou de harcèlement, ce délai est porté à 5 ans.
Si le juge prud’homal conclut à l’absence de cause réelle et sérieuse, l’employeur peut être condamné à verser une indemnité compensatrice, dont le montant dépend de plusieurs critères :
Dans les cas les plus graves (licenciement discriminatoire, harcèlement, violation des droits fondamentaux du salarié), les indemnités prud’homales peuvent dépasser les plafonds prévus par le barème Macron, voire conduire à la condamnation de l’employeur à des sanctions pénales.
Le licenciement pour motif personnel est la rupture du contrat de travail fondée sur un élément propre au salarié. Il peut être motivé par une faute (simple, grave ou lourde), une insuffisance professionnelle, ou encore une inaptitude physique constatée par un médecin du travail. L’employeur doit justifier une cause réelle et sérieuse sous peine de voir son licenciement contesté devant le Conseil de prud’hommes.
La procédure est encadrée par le Code du travail et comporte plusieurs obligations pour l’employeur :
Le salarié licencié pour motif personnel (hors faute grave ou lourde) peut percevoir plusieurs indemnités légales et conventionnelles :
Le salarié peut saisir le Conseil de prud’hommes pour contester son licenciement sous plusieurs motifs :
Le salarié dispose d’un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement pour contester la rupture de son contrat devant le Conseil de prud’hommes .
Cependant, certains cas spécifiques permettent d’engager une action jusqu’à 5 ans (harcèlement, discrimination). Au-delà de ces délais, toute contestation devient irrecevable, sauf en cas de vice de procédure manifeste pouvant être soulevé par le juge.