Travail

Heures supplémentaires : règles, calcul et droits du salarié

Estelle Marant
Collaboratrice
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Salariés et heures supplémentaires : droits, limites et calculs

Les heures supplémentaires sont un dispositif essentiel permettant aux employeurs d’adapter l’activité de leur entreprise aux variations de la charge de travail. Régies par des règles précises du Code du travail, elles sont soumises à des obligations spécifiques en matière de calcul, de rémunération et de limites légales.

Pourtant, leur mise en œuvre suscite de nombreuses interrogations : quelles sont les conditions pour y recourir ? Peut-on les imposer aux salariés ? Comment sont-elles rémunérées ?

Quels sont les risques en cas de non-paiement ? Cet article propose une analyse détaillée des règles applicables aux heures supplémentaires, en intégrant les références légales et les principales décisions jurisprudentielles.

Sommaire

  1. Qu'est-ce qu'une heure supplémentaire ?
  2. Comment sont calculées les heures supplémentaires ?
  3. Qui décide des heures supplémentaires ?
  4. Le salarié peut-il refuser d’effectuer des heures supplémentaires ?
  5. Quelles sont les limites légales aux heures supplémentaires ?
  6. Comment sont rémunérées les heures supplémentaires ?
  7. Peut-on remplacer le paiement par un repos compensateur ?
  8. Que faire en cas de non-paiement des heures supplémentaires ?
  9. Quelles sont les règles pour les salariés à temps partiel et les cadres ?
  10. FAQ

1. Qu'est-ce qu'une heure supplémentaire ?

Les heures supplémentaires désignent toutes les heures de travail effectuées au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine pour un salarié à temps plein. Elles doivent être distinguées des heures complémentaires, qui concernent les salariés à temps partiel.

Toutefois, la qualification d’une heure supplémentaire repose également sur la volonté de l’employeur. La jurisprudence a précisé qu’un salarié ne peut pas réclamer le paiement d’heures supplémentaires s’il les a effectuées sans accord exprès ou implicite de l’employeur (Cass. Soc., 11 févr. 2003, n°01-41289).

2. Comment sont calculées les heures supplémentaires ?

Le calcul des heures supplémentaires se fait par semaine civile (du lundi 0h au dimanche 24h).

  • Majoration du taux horaire :
    • 25 % de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure
    • 50 % à partir de la 44ᵉ heure.
  • Les conventions collectives peuvent prévoir des taux plus avantageux.
  • En cas de durée collective de travail inférieure à 35 heures, seules les heures effectuées au-delà de 35 heures sont considérées comme supplémentaires.

3. Qui décide des heures supplémentaires ?

L’employeur dispose d’un pouvoir de direction, qui lui permet d’imposer des heures supplémentaires à ses salariés si les nécessités de l’entreprise le justifient.

En principe, le salarié ne peut pas refuser d’exécuter ces heures dès lors qu’elles sont demandées de manière légitime et dans le respect des règles légales et conventionnelles.

Toutefois, ce pouvoir n’est pas absolu. Plusieurs limites existent :

  • Présence d’un accord collectif : Une convention collective, un accord d’entreprise ou un accord de branche peut réglementer ou limiter le recours aux heures supplémentaires. Par exemple, certaines conventions imposent des délais de prévenance, des conditions spécifiques d’indemnisation ou des contingents d’heures réduits par rapport au plafond légal de 220 heures par an.
  • Absence de préavis raisonnable : Si l’employeur impose des heures supplémentaires de manière soudaine, sans prévenir suffisamment à l’avance, cela peut être considéré comme un abus de droit. La loi ne fixe pas de délai minimal, mais la jurisprudence rappelle que le salarié doit avoir un temps de préparation suffisant pour organiser son emploi du temps (Cass. Soc., 20 mai 1997, n°94-43653).
  • Modification unilatérale du contrat de travail : Le recours systématique aux heures supplémentaires peut modifier substantiellement le contrat du salarié. Si cette modification entraîne une augmentation durable et excessive du temps de travail, le salarié pourrait la contester en justice pour non-respect du contrat initial (Cass. Soc., 8 sept. 2021, n°19-16908).

Le salarié peut-il refuser des heures supplémentaires ?

En principe, le salarié ne peut pas refuser d’effectuer des heures supplémentaires dès lors que l’employeur lui en fait la demande et que celles-ci respectent la réglementation. Un refus injustifié peut être considéré comme une faute professionnelle, pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave en cas de refus répété ou si l'absence d’exécution perturbe gravement l’activité de l’entreprise (Cass. Soc., 10 octobre 2012, n°11-10455).

Toutefois, certaines situations permettent au salarié de refuser en toute légalité :

  • L’employeur outrepasse ses droits : Si les heures supplémentaires sont excessives, imposées sans justification valable ou en violation d’un accord collectif, le salarié peut refuser de s’y soumettre.
  • Conditions de travail dégradées : Un salarié peut refuser des heures supplémentaires si elles portent atteinte à sa santé, par exemple en cas de surcharge de travail excessive ou d’horaires incompatibles avec le repos légal obligatoire.
  • Absence de rémunération ou de repos compensateur : Si l’employeur ne rémunère pas correctement les heures supplémentaires ou ne respecte pas les dispositions de repos compensateur, le salarié peut invoquer ce manquement pour refuser de les effectuer (Cass. Soc., 5 novembre 2003, n°01-42798).

En cas de litige, le Conseil de prud’hommes peut être saisi pour trancher le différend entre l’employeur et le salarié.

4. Quelles sont les limites aux heures supplémentaires ?

Les heures supplémentaires sont encadrées par :

  • Durée maximale quotidienne : 10 heures sauf dérogation.
  • Durée maximale hebdomadaire :
    • 48 heures par semaine (60 heures en cas de circonstances exceptionnelles sur autorisation)
    • 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives.
  • Contingent annuel :
    • Fixé par accord collectif, sinon 220 heures par an et par salarié.

5. Comment sont rémunérées les heures supplémentaires ?

La rémunération des heures supplémentaires comprend :

  • Le salaire horaire majoré, calculé selon les taux mentionnés ci-dessus.
  • Les primes et indemnités liées à la nature du travail, qui entrent dans l’assiette de calcul (Cass. Soc., 23 sept. 2009, n°08-40636).

📌 Exonérations fiscales et sociales :

  • Exonération d’impôt jusqu’à 7 500 €/an par salarié.
  • Réduction des cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

6. Peut-on remplacer le paiement par un repos compensateur ?

Le paiement des heures supplémentaires peut être remplacé totalement ou partiellement par un repos compensateur de remplacement, sous réserve que cette modalité soit prévue par une convention collective, un accord d’entreprise ou, à défaut, un accord de branche.

Repos compensateur de remplacement : quelles conditions ?

Le repos compensateur de remplacement doit être :

  • Expressément prévu par un accord collectif : L’employeur ne peut pas décider unilatéralement de substituer la rémunération des heures supplémentaires par un repos compensateur. Un tel remplacement sans cadre conventionnel constituerait un manquement aux obligations légales et exposerait l’employeur à des sanctions.
  • D’une durée équivalente aux heures supplémentaires effectuées : Il doit compenser intégralement les heures accomplies, y compris leur majoration. Par exemple, une heure supplémentaire majorée à 25 % devra être compensée par 1h15 de repos.
  • Attribué dans des conditions précises : L’accord collectif détermine les modalités d’octroi et de prise du repos compensateur (délais, cumul avec d’autres droits au repos, etc.).

📌 Exemple : Un salarié qui effectue 5 heures supplémentaires majorées à 50 % doit bénéficier de 7 heures et 30 minutes de repos compensateur.

Contrepartie obligatoire en repos : un mécanisme distinct

En dehors du repos compensateur de remplacement, la loi prévoit un droit à une contrepartie obligatoire en repos pour les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent annuel.

Les seuils applicables sont :

  • 50 % de repos compensateur pour les entreprises de moins de 20 salariés.
  • 100 % de repos compensateur pour les entreprises de plus de 20 salariés.

Ce repos supplémentaire vient s’ajouter aux autres droits au repos et ne peut pas être remplacé par une simple compensation financière.

7. Que faire en cas de non-paiement des heures supplémentaires ?

Un salarié peut :

  • Adresser une mise en demeure à son employeur.
  • Saisir le Conseil de prud’hommes pour demander un rappel de salaire (prescription de 3 ans).
  • Engager une prise d’acte ou demander la résiliation judiciaire du contrat de travail.
  • Réclamer une indemnité pour travail dissimulé (forfait de 6 mois de salaire).

8. Quelles sont les règles pour les salariés à temps partiel et les cadres ?

Salariés à temps partiel : des heures complémentaires et non supplémentaires

Les salariés à temps partiel ne peuvent pas effectuer d’heures supplémentaires au sens strict du terme, car leur durée de travail contractuelle est inférieure à 35 heures par semaine. Toutefois, ils peuvent réaliser des heures complémentaires, c’est-à-dire des heures effectuées au-delà du nombre d’heures prévues dans leur contrat, sans dépasser la durée légale de 35 heures.

Les heures complémentaires sont encadrées par l’article L3123-1 du Code du travail et répondent aux règles suivantes :

  • Elles sont limitées à 10 % de la durée contractuelle du travail (sauf accord collectif pouvant porter ce seuil à 1/3 de la durée contractuelle).
  • Elles doivent obligatoirement être mentionnées dans le contrat de travail sous peine d’être requalifiées en temps plein.
  • Chaque heure complémentaire effectuée bénéficie d’une majoration de 10 % dès la première heure, puis de 25 % au-delà du dixième des heures contractuelles.
  • Un salarié à temps partiel ne peut jamais effectuer plus de 35 heures par semaine, sauf si son contrat est requalifié en temps plein par un juge.

📌 Exemple : Un salarié ayant un contrat de 25 heures par semaine peut effectuer jusqu’à 27h30 (10 % de 25h) sans accord collectif. Avec un accord, il pourrait aller jusqu’à 33h20 (1/3 de 25h).

⚠️ **Si l’employeur impose systématiquement des heures complémentaires au salarié à temps partiel, celui-ci peut demander la requalification de son contrat en CDI à temps plein devant le Conseil de prud’hommes (Cass. Soc., 14 nov. 2018, n°17-15687).

📌 Cadres dirigeants et salariés en forfait jours : une exception aux heures supplémentaires

Les cadres dirigeants et les salariés en forfait jours ne sont pas soumis au régime des heures supplémentaires, car leur durée de travail est fixée en jours et non en heures. Toutefois, des règles spécifiques s’appliquent à ces catégories.

Cadres dirigeants :
Selon l’article L3111-2 du Code du travail, les cadres dirigeants sont ceux qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, qui prennent des décisions stratégiques et qui perçoivent une rémunération élevée. Ils ne sont pas soumis aux règles relatives :

  • À la durée légale du travail (35 heures).
  • Au contingent d’heures supplémentaires.
  • Aux limites maximales de travail hebdomadaire.

⚠️ Requalification possible : Un cadre dirigeant peut contester son statut si son autonomie est limitée, s’il ne participe pas réellement aux décisions stratégiques ou si sa rémunération n’est pas cohérente avec le niveau de responsabilité attendu. Dans ce cas, il peut demander l’application des règles de durée légale du travail et réclamer le paiement des heures supplémentaires (Cass. Soc., 11 juillet 2012, n°11-10527).

Salariés en forfait jours :
Les salariés soumis au forfait annuel en jours ne comptabilisent pas leur temps de travail en heures, mais en jours travaillés sur l’année.

  • La limite légale est fixée à 218 jours par an (hors jours de repos).
  • Ils ne bénéficient pas de paiement d’heures supplémentaires, sauf en cas de dérogation conventionnelle.
  • L’employeur doit respecter les temps de repos et le droit à la déconnexion pour éviter des abus.

📌 Exemple : Un salarié en forfait jours peut refuser de travailler plus de 218 jours par an, sauf accord d’entreprise prévoyant une majoration salariale.

⚖️ Qui doit prouver l'existence des heures supplémentaires en cas de litige ?

En cas de contentieux sur le paiement des heures supplémentaires, la charge de la preuve repose à la fois sur le salarié et l’employeur.

📌 Ce que le salarié doit prouver :

  • Des éléments précis et concordants (plannings, courriels, attestations, pointages, SMS de l’employeur, etc.).
  • Un décompte détaillé des heures effectuées.

📌 Ce que l’employeur doit prouver :

  • Que les heures supplémentaires n’ont pas été effectuées ou n’ont pas été imposées.
  • Que les heures effectuées ont bien été rémunérées ou compensées (Cass. Soc., 13 mars 2024, n°22-11708).

⚠️ Si l’employeur ne produit pas d’éléments probants, la justice peut considérer que les heures supplémentaires réclamées par le salarié sont dues.

Conclusion

Les heures supplémentaires constituent un levier fondamental pour les employeurs souhaitant accroître temporairement l’activité de leur entreprise, mais elles doivent respecter un cadre juridique strict.

Entre durée maximale du travail, contingent annuel, majorations obligatoires et repos compensateur, la réglementation impose des obligations précises qui, si elles ne sont pas respectées, peuvent entraîner des sanctions financières et judiciaires.

Pour éviter tout litige, il est essentiel que les employeurs anticipent leurs obligations et que les salariés connaissent leurs droits en matière de rémunération et de repos.

FAQ

1. Les heures supplémentaires sont-elles obligatoires pour le salarié ?

En principe, le salarié ne peut pas refuser d’effectuer des heures supplémentaires dès lors que son employeur les exige dans le respect de la législation. Le refus peut être sanctionné, sauf exceptions :

  • L’employeur abuse de son pouvoir : Si les heures supplémentaires sont imposées sans préavis raisonnable, de manière excessive ou injustifiée (Cass. Soc., 20 mai 1997, n°94-43653).
  • Modification unilatérale du contrat de travail : Un recours systématique aux heures supplémentaires sans accord préalable peut être contesté (Cass. Soc., 8 sept. 2021, n°19-16908).
  • Non-respect du repos obligatoire : Les heures supplémentaires ne doivent pas enfreindre les temps de repos légaux (11h de repos consécutifs par jour et 35h de repos hebdomadaire).
  • Non-paiement des heures supplémentaires : Si l’employeur ne rémunère pas ces heures ou ne compense pas par un repos équivalent, le salarié peut refuser de les effectuer (Cass. Soc., 5 nov. 2003, n°01-42798).

⚠️ En cas de litige, le salarié peut saisir le Conseil de prud’hommes pour faire valoir ses droits.

2. Comment sont rémunérées les heures supplémentaires et quelles sont les majorations applicables ?

Les heures supplémentaires bénéficient d’une majoration de salaire, sauf si elles sont remplacées par un repos compensateur de remplacement.

📌 Taux de majoration appliqués en l’absence d’accord collectif :

  • 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure).
  • 50 % pour les heures suivantes (à partir de la 44ᵉ heure).

📌 Calcul de la rémunération :
La majoration est appliquée sur le salaire horaire brut incluant certaines primes :

  • Primes liées à la nature du travail (travail de nuit, astreinte, jour férié, etc.).
  • Avantages en nature (logement, véhicule de fonction, etc.).

⚠️ Les primes de panier, d’ancienneté ou les frais professionnels ne sont pas prises en compte dans la base de calcul (Cass. Soc., 23 sept. 2009, n°08-40636).

3. Peut-on remplacer le paiement des heures supplémentaires par un repos compensateur ?

Oui, mais uniquement si un accord collectif le prévoit. Ce mécanisme s’appelle le repos compensateur de remplacement et permet de substituer le paiement des heures supplémentaires par une période de repos équivalente.

📌 En cas de dépassement du contingent annuel d’heures supplémentaires (220h par an en l’absence d’accord collectif) :

  • 50 % de repos compensateur pour les entreprises de moins de 20 salariés.
  • 100 % de repos compensateur pour les entreprises de plus de 20 salariés

Si l’employeur n’accorde pas ces repos obligatoires, le salarié peut demander réparation devant les prud’hommes.

4. Quelles sont les limites légales aux heures supplémentaires ?

Bien que l’employeur puisse demander au salarié d’effectuer des heures supplémentaires, il doit respecter certaines limites légales fixées par le Code du travail :

  • 10 heures maximum par jour
  • 48 heures maximum sur une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines
  • 60 heures en cas de circonstances exceptionnelles, avec autorisation de l’inspection du travail et consultation du CSE.

📌 Le contingent annuel d’heures supplémentaires :

  • Fixé à 220 heures par salarié et par an en l’absence d’accord collectif.
  • En cas de dépassement, une contrepartie obligatoire en repos s’applique.

⚠️ Dépassement des durées maximales :
Si l’employeur ne respecte pas ces limites, le salarié peut obtenir des dommages et intérêts, même sans prouver de préjudice (Cass. Soc., 11 mai 2023, n°21-22281).

5. Que faire en cas de non-paiement des heures supplémentaires par l’employeur ?

Si un employeur ne paie pas les heures supplémentaires, le salarié dispose de plusieurs recours légaux :

1️⃣ Demander un paiement amiable
📌 Envoyer une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception demandant le paiement des heures effectuées.

2️⃣ Saisir l’inspection du travail
📌 Déclarer l’infraction auprès de l’inspection du travail, qui pourra exiger une régularisation et sanctionner l’employeur en cas de manquement.

3️⃣ Saisir le Conseil de prud’hommes
📌 Rappel de salaire : Le salarié peut exiger le paiement des heures supplémentaires avec majoration
📌 Délai de prescription : 3 ans pour agir en justice (Cass. Soc., 3 mai 2018, n°16-25507).

4️⃣ Demander la rupture du contrat aux torts de l’employeur
Si l’employeur ne rémunère pas les heures supplémentaires de manière répétée, cela peut être un motif de rupture du contrat avec indemnités de licenciement.

5️⃣ Sanctions pour travail dissimulé
📌 Si l’employeur mentionne un nombre d’heures inférieur à celui réellement effectué sur le bulletin de paie, il s’agit de travail dissimulé passible de :

  • 6 mois de salaire d’indemnité pour le salarié.
  • 45 000 € d’amende et 3 ans de prison pour l’employeur.

⚠️ Si un salarié veut prouver ses heures supplémentaires en justice, il doit fournir des éléments précis : emails, planning, SMS, fiches de pointage… Toutefois, la preuve repose aussi sur l’employeur, qui doit démontrer qu’il a bien respecté ses obligations (Cass. Soc., 13 mars 2024, n°22-11708).

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