Lorsqu’un salarié est déclaré inapte par le médecin du travail, l’employeur doit prendre une décision quant à son maintien ou non dans l’entreprise. En l’absence de reclassement possible, le licenciement devient inévitable, ouvrant droit à une indemnité de licenciement pour inaptitude.
Son montant varie selon que l’inaptitude est d’origine professionnelle ou non professionnelle, avec des différences notables dans les droits du salarié.
Oui, un salarié licencié pour inaptitude peut percevoir une indemnité de licenciement, mais son montant et ses conditions d’attribution varient selon l’origine de l’inaptitude.
Cependant, une distinction importante doit être faite concernant l’indemnité compensatrice de préavis :
📌 À noter : En complément des indemnités légales, certaines conventions collectives peuvent prévoir des conditions plus avantageuses pour les salariés licenciés pour inaptitude, notamment en matière de montant des indemnités ou de prise en charge du reclassement.
Il est donc recommandé de vérifier les dispositions conventionnelles applicables au secteur d’activité concerné.
L’indemnité légale de licenciement est calculée selon la formule suivante :
Le salaire de référence utilisé est le plus favorable au salarié entre :
Si le salarié a été en arrêt maladie, le salaire de référence retenu est celui des 3 ou 12 mois précédant l’arrêt de travail.
Exemple :
(2 000 € × 1/4) × 6 = 3 000 € d’indemnité de licenciement
[(2 500 € × 1/4) × 10] + [(2 500 € × 1/3) × 2] = 7 916,67 € d’indemnité de licenciement
En cas d’inaptitude d’origine professionnelle, l’indemnité est doublée.
Exemple :
[(2 000 € × 1/4) × 6] × 2 = 6 000 € d’indemnité spéciale
[(2 500 € × 1/4) × 10 + (2 500 € × 1/3) × 2] × 2 = 15 833,34 € d’indemnité spéciale
En plus de cette indemnité, le salarié perçoit une somme équivalente à l’indemnité compensatrice de préavis, même s’il ne l’exécute pas.
Lorsqu’un salarié en contrat à durée déterminée (CDD) est déclaré inapte par le médecin du travail, l’employeur a l’obligation de rompre son contrat de manière anticipée.
Cette rupture met fin au contrat avant son terme normal et entraîne le versement d’indemnités spécifiques, conformément aux dispositions de l’article L.1243-1 du Code du travail.
La nature et le montant des indemnités dépendent de l’origine de l’inaptitude :
📌 À noter : L’indemnité compensatrice de préavis n’est pas due, sauf en cas d’inaptitude professionnelle, où le salarié perçoit une somme équivalente au montant qu’il aurait perçu en exécutant son préavis.
⚠️ L’employeur doit respecter la procédure de licenciement, notamment en s’assurant que l’inaptitude est médicalement constatée et en respectant les obligations en matière de reclassement lorsque cela est possible. En cas de non-respect, le salarié pourrait contester la rupture du contrat devant le conseil de prud’hommes.
La reconnaissance de l’inaptitude repose sur un examen médical de reprise réalisé par le médecin du travail. Cette visite est obligatoire après une absence d’au moins 30 jours pour maladie, accident du travail ou accident non professionnel.
Si l’inaptitude est constatée, l’employeur a 1 mois pour proposer un reclassement au salarié ou engager son licenciement. Passé ce délai, il doit reprendre le versement du salaire.
L’employeur est dispensé de rechercher un reclassement si le médecin du travail mentionne expressément :
Oui, un salarié licencié pour inaptitude peut bénéficier des allocations chômage, sous réserve d’être apte à rechercher un emploi et de s’inscrire auprès de France Travail (ex-Pôle emploi).
L’employeur doit fournir au salarié une attestation destinée à France Travail, nécessaire pour faire valoir ses droits.
Aucune spécificité n’existe en matière de différés d’indemnisation après un licenciement pour inaptitude. Le salarié est soumis aux mêmes règles que tout demandeur d’emploi :
📌 À noter : L’indemnité spéciale de licenciement pour inaptitude professionnelle n’augmente pas le différé d’indemnisation, tant qu’elle correspond exactement au double de l’indemnité légale.
L’indemnité de licenciement pour inaptitude varie en fonction de l’ancienneté du salarié, du salaire de référence, et surtout de l’origine de l’inaptitude. Les employeurs doivent veiller à respecter la procédure sous peine de contentieux prud’homal.
Le licenciement pour inaptitude est une procédure encadrée par des règles strictes visant à protéger les droits du salarié tout en imposant des obligations à l’employeur. Le montant de l’indemnité de licenciement varie en fonction de l’origine de l’inaptitude, avec une indemnisation doublée en cas d’inaptitude professionnelle.
L’employeur doit respecter la procédure, notamment en recherchant un reclassement adapté, sous peine de sanctions.
De son côté, le salarié licencié peut prétendre aux allocations chômage, sous réserve de remplir les conditions requises. Une bonne connaissance des règles applicables permet d’éviter les litiges et d’assurer une rupture du contrat conforme aux dispositions légales.
Oui, un salarié licencié pour inaptitude peut percevoir une indemnité de licenciement, mais son montant dépend de l’origine de l’inaptitude :
Dans les deux cas, l’employeur doit verser cette indemnité lors de la rupture du contrat, sauf si la convention collective prévoit une indemnité conventionnelle plus favorable.
L’indemnité légale est calculée en fonction de l’ancienneté du salarié et de son salaire de référence, selon la règle suivante :
Le salaire de référence est le montant le plus avantageux entre :
Si le salarié a été en arrêt maladie, le salaire pris en compte est celui des 12 ou 3 mois précédant l’arrêt.
📌 Exemple de calcul :
Un salarié avec 6 ans d’ancienneté et un salaire brut de 2 000 € percevra :
(2 000 € × 1/4) × 6 = 3 000 € d’indemnité légale
En cas d’inaptitude liée à une maladie professionnelle ou un accident du travail, le salarié bénéficie d’une indemnité spéciale, égale au double de l’indemnité légale.
📌 Exemple de calcul :
Un salarié avec 6 ans d’ancienneté et un salaire brut de 2 000 € percevra :
[(2 000 € × 1/4) × 6] × 2 = 6 000 € d’indemnité spéciale
De plus, le salarié perçoit une somme équivalente à l’indemnité compensatrice de préavis, bien qu’il ne l’exécute pas.
Oui, un salarié licencié pour inaptitude peut bénéficier de l’assurance chômage, sous réserve d’être apte à rechercher un emploi et de s’inscrire auprès de France Travail (ex-Pôle emploi).
L’employeur doit fournir :
📌 Bon à savoir : L’indemnité spéciale de licenciement pour inaptitude professionnelle n’augmente pas le différé d’indemnisation chômage, à condition qu’elle corresponde exactement au double de l’indemnité légale.
L’employeur doit suivre une procédure stricte pour éviter tout contentieux devant le conseil de prud’hommes :
⚠️ Si l’employeur ne licencie pas le salarié ou ne propose pas de reclassement dans un délai d’1 mois après la visite médicale, il doit reprendre le versement du salaire.