L’épargne salariale est un dispositif mis en place par les entreprises pour associer les salariés à leurs performances économiques et leur permettre de se constituer une épargne dans un cadre avantageux sur le plan fiscal et social.
Destinée à encourager l’implication des salariés, elle prend plusieurs formes : intéressement, participation, plans d’épargne salariale (PEE, PER) et prime de partage de la valeur.
Depuis le 1er janvier 2025, une expérimentation impose aux entreprises de 11 à 49 salariés remplissant certaines conditions de mettre en place un dispositif de partage de la valeur. Comment fonctionne l’épargne salariale ? Quels sont ses avantages pour les salariés et les employeurs ? Quels sont les mécanismes de versement et de déblocage ?
L’épargne salariale est un dispositif permettant aux salariés de se constituer une épargne grâce à des primes issues des performances de l’entreprise. Ce mécanisme repose sur un partage de la valeur entre l’employeur et les salariés, favorisant ainsi leur motivation et leur engagement dans le développement de l’entreprise.
Ce système peut être mis en place sous différentes formes, notamment :
Depuis le 1er janvier 2025, une expérimentation nationale a été mise en place pour une durée de cinq ans afin d’encourager les entreprises de 11 à 49 salariés à mieux redistribuer les bénéfices réalisés. Ce dispositif concerne exclusivement les entreprises ayant dégagé un bénéfice net fiscal d’au moins 1 % pendant trois années consécutives.
Avant cette réforme, ces entreprises n’étaient pas tenues de mettre en place un mécanisme de partage des bénéfices, sauf si elles y consentaient volontairement. Désormais, celles qui remplissent les critères sont obligées d’instaurer un dispositif d’épargne salariale, qui peut prendre plusieurs formes :
L’objectif principal de cette expérimentation est de pérenniser et généraliser le partage de la valeur au sein des petites et moyennes entreprises, qui représentent une part importante du tissu économique français. En imposant ces mécanismes, le législateur entend :
Cette expérimentation est suivie de près par les pouvoirs publics et pourrait, en cas de résultats positifs, être étendue ou pérennisée au-delà des cinq années initialement prévues.
L’intéressement est un dispositif facultatif permettant aux entreprises de verser à leurs salariés une prime liée aux performances de l’entreprise. Il repose sur un accord collectif, dont le contenu doit préciser :
L’intéressement bénéficie d’une exonération de cotisations sociales et, s’il est placé sur un plan d’épargne salariale, il est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite de 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
La participation aux bénéfices est un dispositif obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Elle permet de redistribuer aux salariés une partie du bénéfice net fiscal de l’entreprise selon une formule de calcul légale.
Les entreprises doivent conclure un accord de participation, qui fixe notamment :
En l’absence d’accord, la participation est bloquée huit ans.
Les sommes issues de l’épargne salariale peuvent être placées dans :
Les versements sur ces plans peuvent être abondés par l’employeur, ce qui constitue un avantage supplémentaire pour le salarié.
La PPV, mise en place dans le cadre de l’expérimentation de 2025, est une prime facultative versée aux salariés. Elle bénéficie d’une exonération fiscale et sociale, sous conditions. Toutefois, elle ne doit pas remplacer des augmentations de salaire ou des primes existantes.
Le PPVE est un dispositif permettant aux salariés de percevoir une prime en cas d’augmentation de la valeur de l’entreprise sur trois ans. Il est soumis à une condition d’ancienneté et ne peut excéder 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
Les sommes placées dans un plan d’épargne salariale sont en principe bloquées pour une durée de cinq ans (PEE) ou jusqu’à la retraite (PER). Toutefois, plusieurs cas de déblocage anticipé sont prévus par la loi, notamment :
Le salarié peut choisir de percevoir immédiatement certaines sommes (notamment la participation) ou de les placer sur un PEE ou un PER pour bénéficier d’une exonération fiscale.
L’épargne salariale constitue un levier essentiel pour favoriser l’implication des salariés dans la réussite de leur entreprise tout en leur permettant de bénéficier d’un complément de rémunération optimisé fiscalement.
Grâce aux différents dispositifs existants, chacun peut adapter son épargne à ses besoins immédiats ou à des projets à long terme, comme la retraite ou l’acquisition d’un bien immobilier. Pour les entreprises, c’est un outil stratégique de fidélisation et de motivation des collaborateurs. Il est donc essentiel de bien comprendre les mécanismes et les opportunités offertes par ces dispositifs afin d’en tirer le meilleur avantage.
L’épargne salariale est un dispositif permettant aux salariés de se constituer une épargne à court, moyen ou long terme, financée par des primes issues des bénéfices ou des performances de l’entreprise. Ce mécanisme repose sur plusieurs dispositifs, tels que l’intéressement, la participation, les plans d’épargne salariale (PEE, PER) et la prime de partage de la valeur (PPV).
Les avantages de l’épargne salariale sont nombreux :
L’intéressement et la participation sont deux dispositifs complémentaires, mais avec des fonctionnements distincts :
Les sommes issues de ces deux dispositifs peuvent être versées immédiatement ou placées sur un PEE ou un PER pour bénéficier d’avantages fiscaux.
Depuis le 1er janvier 2025, une expérimentation de cinq ans impose aux entreprises de 11 à 49 salariés, réalisant un bénéfice net fiscal d’au moins 1 % pendant trois ans consécutifs, de mettre en place un dispositif de partage de la valeur.
Ces entreprises doivent choisir parmi plusieurs dispositifs :
Cette mesure vise à favoriser la redistribution des bénéfices aux salariés et à encourager l’épargne à long terme. Les entreprises concernées doivent donc négocier et formaliser ces dispositifs avec leurs salariés ou leurs représentants.
Les sommes placées dans l’épargne salariale sont en principe bloquées pendant :
Cependant, plusieurs cas de déblocage anticipé sont prévus par la loi :
Le salarié doit faire une demande auprès de l’organisme gestionnaire de son épargne pour obtenir un versement anticipé de ses fonds.
Les salariés peuvent choisir de placer leur épargne salariale sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) ou un Plan d’épargne retraite (PER), en fonction de leurs objectifs :
Ces dispositifs peuvent être abondés par l’employeur, ce qui constitue un levier supplémentaire d’optimisation fiscale et financière pour les salariés.