Lorsqu’un sinistre survient, l’assureur peut missionner un expert pour évaluer les dommages et déterminer le montant de l’indemnisation. Cependant, il arrive que l’expertise aboutisse à un refus de prise en charge, laissant l’assuré face à une décision qu’il juge injustifiée. Dans ce cas, plusieurs recours existent pour contester cette décision et obtenir une réévaluation du sinistre.
L’assureur peut missionner un expert afin d’établir un rapport préliminaire et un rapport d’expertise qui détaillent les circonstances du sinistre, les dommages subis, et les conditions d’indemnisation.
Si l’assureur refuse d’indemniser le sinistre en invoquant, par exemple, une déclaration tardive ou une exclusion de garantie, il doit motiver sa décision et fournir une copie du rapport d’expertise à l’assuré.
💡 En assurance auto, l’expert a l’obligation de remettre une copie de ses conclusions au propriétaire du véhicule sinistré.
Si l’assuré conteste les conclusions de l’expert missionné par l’assureur, plusieurs voies de recours amiables et judiciaires sont envisageables.
L’assuré peut faire appel à un expert indépendant pour réaliser une contre-expertise . Cette démarche est généralement à la charge de l’assuré, sauf si le contrat prévoit une prise en charge des frais d’expertise.
💡 En cas d’assurance automobile, l’expert indépendant doit être agréé et inscrit sur la liste des experts automobiles reconnus par l’État .
Un rapport d’expertise peut être contesté s’il présente des erreurs ou irrégularités. Par exemple :
Dans ce cas, l’assuré peut envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à son assureur pour exiger une réévaluation du sinistre.
Si la compagnie d’assurance maintient son refus, l’assuré peut opter pour une contre-expertise contradictoire.
L’assuré peut mandater un commissaire de justice pour sommer l’assureur de transmettre le rapport d’expertise et d’accepter une contre-expertise contradictoire.
Cette démarche s’effectue en deux étapes :
Si la contre-expertise aboutit à des conclusions divergentes de celles du premier expert, l’assureur peut accepter de revoir sa position ou maintenir son refus.
Si l’assureur rejette la contre-expertise, l’assuré peut saisir le Tribunal judiciaire pour ordonner une expertise judiciaire.
⚖️ Procédure obligatoire avant une action judiciaire : si le litige porte sur une somme inférieure à 5 000 €, l’assuré doit d’abord tenter une conciliation ou une médiation avant de saisir le juge.
L’expertise judiciaire est réalisée par un expert indépendant désigné par le juge, dont les conclusions auront une valeur probante pour déterminer les responsabilités.
Si l’assureur conteste la seconde expertise et maintient son refus d’indemnisation, l’assuré dispose d’un dernier recours judiciaire : la saisine du Tribunal judiciaire compétent. Cette action permet de contraindre l’assureur à respecter ses obligations contractuelles si l’expertise indépendante démontre la réalité du préjudice et l’éligibilité à l’indemnisation.
L’assuré peut déposer une assignation en justice devant le Tribunal judiciaire, qui est compétent en matière d’assurance en vertu de l’article L. 211-3 du Code de l’organisation judiciaire. Cette procédure peut aboutir à la désignation d’un expert judiciaire dont le rapport servira de référence pour trancher le litige.
Le juge pourra alors :
La juridiction compétente dépend de la nature du bien sinistré :
💡 Bon à savoir : Avant d’engager une procédure judiciaire, l’assuré doit tenter une conciliation ou une médiation, notamment lorsque le litige porte sur une somme inférieure à 5 000 €. Ce passage obligatoire peut permettre de trouver une solution amiable avant d’engager des frais judiciaires.
Ainsi, si l’assurance rejette les conclusions de la seconde expertise, l’action en justice reste le dernier recours pour obtenir une indemnisation conforme aux dommages réellement subis.
Lorsqu’un désaccord persiste entre l’assuré et l’assureur après une expertise ou une contre-expertise, plusieurs recours existent pour tenter de résoudre le litige et obtenir l’indemnisation légitime du sinistre.
Avant d’entamer une procédure judiciaire, il est souvent recommandé d’opter pour une résolution amiable du litige. L’assuré peut suivre plusieurs étapes :
💡 Bon à savoir : La saisine du Médiateur de l’Assurance doit être faite par écrit et accompagnée de toutes les pièces justificatives.
Si aucun accord amiable n’aboutit, l’assuré peut engager une procédure judiciaire contre l’assureur.
⚖️ Procédure obligatoire avant de saisir le tribunal :
Pour les litiges portant sur un montant inférieur à 5 000 €, l’assuré doit obligatoirement tenter une conciliation, une médiation ou une procédure participative avant d’engager une action judiciaire.
Le respect des délais légaux est essentiel pour éviter que l’assureur oppose la prescription et refuse d’indemniser :
Ainsi, un assuré confronté à un refus de prise en charge dispose de différentes options pour faire valoir ses droits. Il est toujours préférable de privilégier une solution amiable, mais si cela échoue, la voie judiciaire reste une alternative efficace pour obtenir une réparation du préjudice subi.
Lorsqu’un expert refuse la prise en charge d’un sinistre, l’assuré dispose de plusieurs recours pour contester cette décision. De la contre-expertise amiable à l’expertise judiciaire, en passant par la médiation avec l’assureur, chaque étape permet d’exercer ses droits et d’obtenir une réévaluation des dommages.
Il est essentiel de respecter les délais légaux et de bien documenter son dossier afin d’augmenter ses chances d’obtenir une indemnisation équitable. En cas de litige persistant, la saisine du Tribunal judiciaire reste la solution ultime pour faire valoir ses droits face à une compagnie d’assurance récalcitrante.
Un assureur peut refuser d’indemniser un sinistre pour plusieurs raisons, souvent justifiées par les conclusions de l’expert missionné. Les motifs les plus fréquents sont :
En cas de refus, l’assuré a le droit de contester l’expertise et de demander une contre-expertise pour défendre son dossier.
Si l’assuré conteste les conclusions de l’expert, il peut demander une contre-expertise indépendante. Cette démarche implique plusieurs étapes :
Si l’assureur persiste dans son refus, il est possible de passer à une expertise contradictoire, où les deux experts cherchent un compromis, avant de saisir le Tribunal judiciaire.
Si l’assureur rejette la contre-expertise et refuse toujours d’indemniser, l’assuré doit passer à une étape judiciaire :
En cas de manquements graves de l’assureur (ex. refus injustifié, retard abusif), des dommages et intérêts peuvent être réclamés par l’assuré.
Le respect des délais légaux est fondamental pour éviter que l’assureur invoque la prescription et refuse de revoir sa décision.
💡 Attention : Passé ces délais, l’assureur peut refuser toute révision de sa décision et l’assuré perd son droit à indemnisation.
Si le Tribunal judiciaire donne raison à l’assuré et ordonne une indemnisation, l’assureur est tenu d’exécuter cette décision. Cependant, il arrive que certaines compagnies tardent à verser l’indemnisation.
Dans ce cas, l’assuré peut :
💡 Bon à savoir : En cas de mauvaise foi avérée de l’assureur, l’assuré peut réclamer des dommages et intérêts supplémentaires pour préjudice moral et financier.